Islam et combat national, pour une approche pragmatique

Islam et combat national, pour une approche pragmatique

Cette brochure est constituée par le texte de la conférence prononcée par Christian Bouchet, docteur en ethnologie, éditorialiste du site voxnr.com et écrivain, à la première Université d’été de l’association Egalité et réconciliation à Villepreux les 7 et 8 septembre 2007.

L’auteur, qui n’est pas lui même musulman, y défend la thèse de la possibilité d’une compatibilité de la foi mahometane avec la nationalité française et l’engagement national.

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Les arabes de France sous le drapeau du Reich

Les arabes de France sous le drapeau du Reich

Si l’on excepte la Tunisie, jusqu’en mai 1943, la seule communauté arabe avec laquelle le Reich fut en contact immédiat fut celle de France. Les relations entre les Allemands et les nombreux maghrébins résidant dans l’Hexagone furent sereines et cela permit le développement d’une collaboration politique et militaire.

A partir de 1941, les Allemands publièrent une revue illustrée en français et en arabe, al-Dunya-al-Jadida, par l’intermédiaire de laquelle ils diffusèrent leur programme politique. Une autre revue, Lisan al-’Asr, s’adressa à la dizaine de milliers de soldats maghrébins internés dans les camps de prisonniers. En plus de cela, à Paris, le bureau chargé de la propagande arabe, le Werbestelle für Araber, s’occupa de la publication de plusieurs opuscules de propagande.

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Le Ba’as, idéologie et histoire

Le Ba'as, idéologie et histoire

Le seul parti nationaliste arabe digne de ce nom est le Ba’as, les divers mouvements de type nasserien ayant été incapables d’aboutir à la création d’une force idéologique et politique hors de l’Egypte. Le Ba’as doit donc être étudié en tant qu’unique représentant de l’idéologie unioniste arabe, organisée en parti et non limitée à un simple mouvement d’opinion ou à un seul pays (comme le nasserisme et le kadhafisme).

Le Ba’as offre la particularité d’être le seul parti politique pan-arabe (si l’on met à part le cas, très original, du Parti Populaire Syrien) à avoir tenté d’élaborer réellement une doctrine “ nationale-révolutionnaire ” un tant soit peu cohérente grâce aux analyses politiques et historiques de son fondateur et leader, un chrétien du nom de Michel Aflak.
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