Le « socialisme des imbéciles » ou l’antisémitisme de gauche

Le « socialisme des imbéciles » ou l'antisémitisme de gauche

« Au commencement, au XIXe siècle, la gauche était antisémite, radicalement, de façon structurelle, dans son essence théorique.

Marx, Proudhon, Bakounine, Fourier… supprimer le judaïsme, rendre les juifs impossibles pour Marx, les exterminer pour Proudhon, les dissoudre pour Bakounine, leur interdire le droit de cité pour Fourier… Il serait naïf de croire que cet antisémitisme fondamental soit resté sans effets sur l’ensemble de la théorie. Qu’il n’ait pas affecté jusqu’à les invalider les principes mêmes qui ont mené la gauche aux impasses actuelles.

La gauche naissante au XIXe siècle était antisémite, elle est aujourd’hui sans projets et les deux faits sont liés, même si en apparence le temps ou la distance thématique les éloignent. »

Lire la suite »

Pour une critique positive

Pour une critique positive

L’essai Pour une critique positive parut en 1964 [1], au lendemain du combat perdu pour l’Algérie française, « écrit par un militant, pour les militants », ce texte, analyse sévère et lucide, fut en quelque sorte le Que faire ? d’une génération.

Pour une critique positive établit une distinction fondamentale et sans équivoque entre nationaux et nationalistes. L’attitude des premiers est dénoncée en des termes très durs. Incapables d’organisation, méprisant le militantisme, facilement enthousiastes et aussi facilement découragés, les nationaux, en « troupeau massif », se refusant à prendre en main leur politique, se réfugient dans les mythes : mythes du « sursaut national », du « sauveur », de l’armée, mythe des rassemblements ou « fronts » électoraux [écartés d’une formule impitoyable, « zéro plus zéro égal zéro ! »].

Lire la suite »

La République, la bourgeoisie et la question ouvrière

La République, la bourgeoisie et la question ouvrière

Qu’il fasse beau, qu’il fasse laid, en temps de calme ou les jours de crise, la bourgeoisie ne comprend pas la question ouvrière, et cela, faute de la voir.

Quelques-uns apprennent par cœur un rudiment qui ne dit que des vérités : la Révolution a supprimé les organisations ouvrières et confisqué leur patrimoine, c’est depuis lors que l’ouvrier souffre et se révolte… Historique exact, conclusion parfaite et certaine. Mais le bourgeois qui récite cela en est-il moins tout possédé des passions et des préjugés de sa classe ? Comprend-il bien le mal dont il dit la raison?

Lire la suite »