« Le fascisme n’est pas né en Italie ni en Allemagne. Il a fait sa première apparition en Russie. Avec le mouvement des Cent noirs, il est déjà complet au début du XXe siècle dans ses actions et ses symboles : violence politique, antisémitisme féroce, bannières noires ornées d’un crâne. » Si ce qu’affirme ici Maurizio Blondet semble exagéré, il n’en reste pas moins vrai que la Russie, dans les dernières années du régime tsariste, a vu naître des mouvements, communément appelés Cent noirs ou Centuries noires, pouvant être qualifiés de « droite radicale », qui ont ensuite été considérés par certains historiens comme « proto-fascistes ».
D’une manière générale, il s’agissait de groupes présentant certaines similitudes avec d’autres, qui virent le jour dans divers pays européens (France, Allemagne, Autriche, Hongrie, etc.), ennemis à la fois du libéralisme et du socialisme, ainsi que, généralement, des juifs. Des mouvements auxquels on peut reconnaître d’avoir anticipé, même si ce n’est que partiellement, les mouvements fascistes qui ont suivi.
Au sujet de l’auteur
Alfonso de Filippi (1948-). Collaborateur des revues traditionalistes Raido, Arthos et Algiza, il est l’auteur d’ouvrages historiques parmi lesquels F. P. Yockey ed il destino dell’Europa, Appunti e materiali per una storia del Fascismo in Grecia, et J. Madole e il National Renaissance Party qui seront prochainement traduits en français.